L’investissement immobilier n’est plus réservé aux plus fortunés

Différentes options existent aujourd’hui pour investir dans le secteur immobilier. Outre les solutions classiques comme les opérations d’achat-revente ou l’investissement locatif, les épargnants peuvent désormais se tourner vers le crowdfunding immobilier ou financement participatif.

Apparu en 2014, cet autre type d’investissement est réputé moins contraignant et surtout plus accessible. Le crowdfunding est d’ailleurs au cœur de l’actualité en ce moment, avec la décision de la Commission européenne d’harmoniser les règles régissant cette pratique au sein de l’Union.

Investir dans la pierre à partir de 1 000 euros, c’est désormais possible

Pourquoi le financement participatif gagne-t-il autant du terrain en France et en Europe ? La première raison en est la simplicité d’accès.

Alors que l’investissement locatif imposait l’achat d’un bien et, par conséquent, l’obligation de s’endetter sur des dizaines d’années auprès d’un établissement financier (crédit immobilier),

Le crowdfunding immobilier permet d’investir dans la pierre avec un budget beaucoup moins conséquent.

En effet, il est possible de se lancer à partir de seulement 1 000 euros.

La deuxième raison à la popularité grandissante du financement participatif dans l’immobilier est le rendement. À l’heure où les placements historiques tels que le Livret A ou les fonds en euros voient leur rendement fondre comme neige au soleil,

Le financement participatif, bien que présentant des risques, affiche une rentabilité très attractive, de l‘ordre de +9,3 %.

La règlementation européenne pourrait pénaliser les investisseurs débutants

Malgré tout, les investisseurs en crowdfunding immobilier devront dorénavant tenir compte de la nouvelle règlementation européenne.

Cette dernière vise à harmoniser les règles applicables au financement participatif au sein de l’UE. Ce qui n’est pas sans conséquence sur les épargnants.

En effet, cette nouvelle règlementation commune apportera cinq changements majeurs.

Le plus notable d’entre eux est certainement la distinction qui sera désormais faite entre l’investisseur néophyte et celui confirmé (un système de notation sera mis en place).

Ce changement est important puisqu’un plafond d’investissement sera défini en fonction du statut de l’investisseur.

Ainsi, celui qui débute dans le crowdfunding immobilier ne pourra pas investir plus de 1 000 euros par projet ou encore 5 % de la valeur de son patrimoine.

De leur côté, les investisseurs expérimentés seront également soumis à une limitation, fixée cette fois à 5 millions d’euros par projet (contre 8 millions d’euros auparavant pour les investisseurs français).

Cette disposition en particulier fait un peu grincer des dents les gestionnaires de plateformes de crowdfunding.

Ces derniers craignent un effet de dissuasion sur les épargnants particuliers, lesquels pourraient se sentir lésés par rapport aux investisseurs institutionnels qui ne sont soumis à aucun plafonnement.

L’immobilier et le portage salarial

Pour ceux qui ne sont pas intéressés par l’investissement, mais qui souhaitent rester dans le monde de l’immobilier, diverses professions s’ouvrent à eux, notamment les métiers de médiation qui peuvent être exercés de manière indépendante.

Sans avoir à créer une agence ou intégrer un réseau, il est possible au travailleur indépendant de devenir négociateur immobilier, et ce, grâce au portage salarial immobilier.

  • En choisissant le statut de salarié porté, le négociateur pourra gérer librement son activité tout en bénéficiant des mêmes avantages que les salariés classiques (couverture santé, pension de retraite, indemnités chômage, congés payés…).
  • De plus, il pourra se concentrer sur son cœur de métier puisque la société de portage salarial s’occupe de toutes les formalités administratives et comptables à sa place.
Noter cette page