La demande pour les services de professionnels du bien-être augmente rapidement. Ces derniers sont par ailleurs de plus en plus nombreux, poussés par l’envie d’aider les autres à se sentir mieux. Les différentes techniques utilisées donnent lieu à des professions variées. Pour exercer une telle activité sans être salarié, il existe une solution simple, flexible et sécurisante : le portage salarial.

Les métiers du bien-être

La vocation des professionnels du bien-être est d’accompagner les personnes afin qu’elles se sentent mieux. Ceux qui se lancent dans ces métiers sont souvent des passionnés en quête d’un métier qui « a du sens ». De plus, la plupart sont accessibles à une grande variété de profils sans formation longue. Voici une liste non exhaustive des professions dans le domaine du bien-être.

  • Art-thérapeute
  • Coach en beauté
  • Conseiller en image
  • Ergonome
  • Hôtesse d’accueil en spa
  • Hydrothérapeute
  • Maquilleuse professionnelle
  • Masseur kinésithérapeute
  • Naturopathe ou Conseiller en naturopathie
  • Ostéopathe
  • Praticien Spa
  • Professeur de yoga
  • Prothésiste ongulaire
  • Relaxologue
  • Réflexologue

Faire du portage salarial dans le bien-être

Le portage salarial représente une alternative intéressante à la création d’une structure légale pour se lancer dans une activité de services indépendante ou tester un projet entrepreneurial dans le domaine du bien-être. Cette forme d’emploi donne droit à la protection sociale du régime général, et évite les tracasseries administratives.

La sécurité du salariat

Ayant le statut de salarié « porté » de la société de portage durant la réalisation de ses missions, le professionnel du bien-être relève du régime général de la protection sociale. Cette couverture comprend notamment le droit à l’assurance chômage, avantage dont ne bénéficient pas les chefs d’entreprises, par exemple.

Il bénéficie d’autres avantages :

  • l’assurance maladie,
  • la prévoyance,
  • la mutuelle complémentaire d’entreprise,
  • la cotisation aux régimes de retraite de base et complémentaire,
  • les congés payés,
  • le droit à la formation.

L’indépendance liée au statut de freelance

Le consultant en portage salarial est totalement libre :

  • dans le choix de ses missions ;
  • dans la fixation de ses honoraires avec les clients en fonction de son domaine d’activité, de son niveau d’expertise et de la rareté de ses compétences ;
  • dans son organisation personnelle en fonction de sa charge de travail et de ses impératifs personnels ou familiaux ;
  • dans le choix de son lieu de travail : à son propre domicile, dans les bureaux du client, dans un centre de coworking, etc.

La prise en charge de la gestion administrative

L’entreprise de portage salarial se charge de toutes les tâches administratives :

  • l’établissement des contrats ;
  • la facturation et l’encaissement du règlement du client ;
  • le calcul, la déclaration et le versement des cotisations aux organismes sociaux ;
  • le paiement du salaire du collaborateur porté avec remise d’une fiche de paie ;
  • la gestion des questions fiscales (déclaration de l’impôt sur le revenu), judiciaires et comptables.

Le salarié porté peut commencer à travailler dès la signature de son premier contrat de mission. Au quotidien, il se consacre pleinement à son métier, à sa formation et au développement commercial de son affaire. Il conserve par ailleurs la propriété de son portefeuille client. Sa seule contrainte administrative consiste à remplir mensuellement son compte-rendu d’activité, avec le nombre d’heures travaillées pour chaque client, ainsi que les frais professionnels.

  • Un risque réduit

Puisqu’il ne dispose pas de sa propre entreprise, le prestataire de services en bien-être n’engage pas de sommes importantes pour la constitution d’un capital social, l’acquisition de matériel, la location d’un local, etc.

En outre, la société de portage souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle qui couvre l’ensemble de ses collaborateurs portés. Ces derniers ne sont donc pas exposés aux risques tels que les entreprises et leurs dirigeants en matière de responsabilité. Il évite notamment toute procédure de cessation ou de liquidation dans l’éventualité de difficultés financières importantes ou de changement d’activité.

Le portage salarial est particulièrement adapté au lancement d’un projet. Si l’activité est validée et se développe correctement, il est généralement préférable de créer sa propre structure.

Les contraintes liées au portage salarial

Bien qu’il présente de nombreux avantages, le portage salarial n’est pas totalement dépourvu de contraintes.

  • La société de portage prélève des frais de gestion sur le chiffre d’affaires réalisé par le salarié porté en contrepartie des services proposés (coaching personnalisé, formation, accès à un réseau de consultants et d’experts, etc.). Le taux de cette « commission » varie entre 5 et 15 % du montant hors taxé facturé à chaque client.
  • La réglementation du portage salarial impose un minimum de 300 € pour le tarif journalier moyen (TJM). En conséquence, les honoraires d’un consultant porté sont plus élevés que le salaire d’un employé en interne. Pour autant, cette option reste plus économique que le recours à une société de conseil pour les mêmes prestations ou l’embauche d’un collaborateur à plein temps, avec le coût du recrutement, de la formation, de la gestion, et même jusqu’au licenciement.
  • Un salarié porté paie des cotisations sociales plus importantes qu’un salarié classique ou un travailleur indépendant affilié au RSI, dans la mesure où il paie à la fois les cotisations salariales et patronales obligatoires. Néanmoins, le jeu en vaut la chandelle, puisqu’il bénéficie d’une protection sociale complète, au contraire de ceux qui exercent sous d’autres statuts indépendants. La sécurité a un prix !
  • Le régime du portage salarial ne convient qu’aux prestations de services, excluant toute activité commerciale ou industrielle.
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