Le prix de l’électricité ne devrait pas augmenter de plus de 4 % en 2022

Le prix de l’électricité ne devrait pas augmenter de plus de 4 % en 2022

Au 1er février 2022, particuliers et entreprises auraient dû payer 35 % de plus pour l’électricité. Afin d’éviter une situation insoutenable et préserver le pouvoir d’achat des Français, le gouvernement a décidé de restreindre cette montée à 4 %. Pour y parvenir, il appelle EDF à accroître sa production d’électricité bon marché vendue aux fournisseurs.

Les mesures prises pour limiter l’augmentation tarifaire

Le tarif réglementé d’EDF ne va augmenter que de 4 % cette année, soit presque 10 fois moins que prévu.

L’État est en effet intervenu pour limiter le mouvement, compte tenu de l’impact qu’une telle hausse aurait sur l’ensemble des acteurs économiques.

Pour atteindre cet objectif, il a supprimé quasi-intégralement la CSPE (Contribution au Service Public d’Électricité), qui est la taxe la plus élevée appliquée à l’électricité. Ainsi, celle-ci va baisser de 98 %, une mesure qui coûtera 8 milliards d’euros au Trésor public.

En outre, les pouvoirs publics mettent EDF à contribution en lui demandant d’ajouter 20 térawattheures (TWh) au volume d’électricité nucléaire qu’elle fournit à prix fixe aux autres fournisseurs. Pour rappel, tous les énergéticiens peuvent acheter une certaine quantité d’électricité au producteur numéro un en France, dans des conditions définies par le gouvernement. En conséquence, celle-ci n’est pas tributaire des fluctuations du marché ou de la production globale.

20 TWh d’ARENH additionnels pour contenir la hausse du tarif

Ce système instauré en 2010 par la loi NOME (nouvelle organisation du marché de l’électricité) est désigné par l’acronyme ARENH pour « accès régulé à l’électricité nucléaire historique ». Selon le ministre de l’Économie,

Le volume de cette électricité à prix cassé va passer à 120 TWh cette année à titre exceptionnel au lieu de 100 TWh habituellement.

Cela signifie qu’EDF va devoir vendre 40 % de sa production à prix réduit au lieu de 33 % afin que la facture des consommateurs n’explose pas, affectant leur budget. Cependant, pour compenser le manque à gagner pour le fournisseur historique, le mégawattheure de ces volumes d’ARENH supplémentaires sera vendu à 46,2 €, soit un écart positif de 42 €.

Une décision favorable à tous les acteurs économiques

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a indiqué que

Cette décision concernera aussi bien les ménages que les collectivités et petites entreprises abonnées aux offres à tarifs réglementés qui emploient moins de dix personnes et génèrent un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros.

Pour les indépendants qui travaillent à leur domicile,

Le portage salarial permet d’optimiser ses revenus grâce à la prise en charge des dépenses directement liées à leur activité, dont l’électricité, l’abonnement téléphonique et internet, etc.

Sous réserve de justifier d’un espace dédié au télétravail à leur domicile, l’exonération de cotisations sociales sur ces frais est possible. Une simulation du salaire net en portage salarial est recommandée pour évaluer les coûts et les mécanismes mis en place pour optimiser les revenus (remboursement des frais professionnels, etc.).

Une hausse tarifaire annoncée par EDF pour 2023

Malgré la solution mise en place par l’Exécutif pour éviter de le pénaliser, EDF a annoncé dans un communiqué

Un report partiel de la révision tarifaire au 1er février 2023.

Il rappelle en outre

Se préparer à débourser des dizaines de milliards d’euros au cours des prochaines années au titre des investissements dans la transition énergétique.

Cette déclaration a été contredite par Bercy, qui affirme que

Ce n’est pas ce qui a été décidé.

Le gouvernement affirme ainsi exclure  un mécanisme d’étalement de la dépense pour les Français.

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