La tension ne baisse pas sur le marché américain de l’emploi

Depuis mi-décembre, le nombre de nouveaux demandeurs d’emploi augmente aux États-Unis. Au cours de la semaine du 9 au 15 janvier, le département du Travail annonce 286 000 inscriptions, après 231 000 la semaine précédente. Pourtant, les analystes anticipaient un recul à 211 000, les employeurs souffrant d’une pénurie de main-d’œuvre. Le variant Omicron du Covid-19 semble responsable de cette situation dégradée.

Une hausse des inscriptions au chômage due au rebond épidémique

Afin de percevoir les allocations, des centaines de milliers d’Américains se sont inscrits au chômage depuis le début de l’année, atteignant un pic à 286 000 lors de la deuxième semaine. Sur une période de quatre semaines consécutives, la moyenne s’affiche également en hausse à 231 000, soit 20 000 de plus en une semaine.

En parallèle, les dernières statistiques officielles disponibles font état de 2,1 millions d’allocataires au cours de la dernière semaine de 2021. Si ce chiffre est en hausse de 180 114 par rapport à la semaine précédente, il est nettement plus faible que son niveau de la même époque en 2020, avec 16,9 millions de bénéficiaires.

En France, la crainte de se retrouver sans ressources incite les indépendants à se tourner vers le portage salarial.

  • Ce statut à mi-chemin entre entrepreneuriat et salariat donne droit aux avantages sociaux des salariés « classiques ».
  • Il s’agit d’une option particulièrement intéressante pour cumuler l’allocation chômage avec un emploi, sous réserve de ne pas dépasser un certain plafond de revenus.

Pour les freelances qui exercent des missions à l’étranger ou pour le compte d’entreprises étrangères, le portage salarial international permet de continuer à bénéficier des prestations sociales en France (assurance maladie, mutuelle, cotisation à la retraite) en plus de l’assurance chômage.

Faibles créations d’emplois contre pénurie de main-d’œuvre

Selon les économistes,

Le rebond épidémique est l’une des principales causes de ce phénomène. Ils ajoutent cependant qu’une décrue devrait être observée aussitôt que la situation sanitaire sera plus stable.

En effet, les entreprises ont des besoins de main-d’œuvre importants et devraient donc faire en sorte de garder leurs collaborateurs.

Globalement, en décembre 2021, le taux de chômage est tombé à 3,9 %, se rapprochant de son niveau pré-crise (3,5 %). Mais le nombre d’emplois créé durant le mois (199 000 emplois) a été deux fois plus faible que prévu, sachant que les analystes misaient sur 440 000 nouveaux postes, comme l’a indiqué le département du travail.

Les principaux métiers concernés étaient ceux des loisirs et l’hôtellerie, qui étaient également les plus durement impactés, mais aussi l’industrie, le commerce, les services aux entreprises, le BTP, ainsi que transport et l’entreposage.

Même en novembre, alors que le variant Omicron ne s’était pas encore autant répandu dans le pays, seulement 249 000 créations d’emplois avaient été recensées. Sur l’ensemble de l’année 2021, une moyenne mensuelle de 537 000 postes a été ouverte. Si l’on remonte jusqu’en avril 2020, les États-Unis ont enregistré 18,8 millions de « re-créations » d’emplois, mais il manque toujours 3,6 millions pour égaler la situation d’avant la pandémie.

Aujourd’hui, après deux ans de crise, les secteurs sont toujours très exposés. Les entreprises qui reçoivent du public et impliquent des interactions en face à face sont nombreuses à avoir renoncé à faire revenir leurs employés au bureau. De plus en plus de districts scolaires envisagent ou sont passés à l’enseignement à distance, compliquant la vie professionnelle des femmes, notamment, et aggravant l’insuffisance chronique de personnel dans la restauration et le monde de la culture.

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