Des aides ciblées pour les entreprises à partir de septembre

Afin de soutenir financièrement les entreprises, l’État français a distribué quelque 80 milliards d’euros sous forme d’aides depuis le début de la crise sanitaire. Aujourd’hui, la croissance économique est de retour. Le ministre de l’Économie a annoncé en conséquence le passage aux aides sur mesure par secteur.  

 Vers une réduction des aides

Plusieurs membres du gouvernement, dont Bruno Le Maire, ont reçu les représentants des secteurs d’activité les plus touchés par la crise. Si l’État a mis fin aux aides systématiques, il s’engage à maintenir son soutien à ceux qui rencontrent encore d’importantes difficultés. Il promet notamment des plans d’action pour les professionnels « structurellement affectés » par les restrictions engendrées par l’épidémie, comme le voyage, la montagne ou l’événementiel. L’objectif selon le ministre : « éviter toute brutalité, toute casse économique, toute casse sociale », mais le défi est de taille, car il faut apporter des solutions adaptées à des situations disparates.

Le fonds de solidarité

Il restera ouvert jusqu’à fin septembre pour indemniser les entreprises dans la limite de 20 % de leur chiffre d’affaires, sous réserve que celui-ci représente au moins 15 % de son niveau pré-pandémique. Cette restriction vise à dissuader ceux qui privilégieraient sciemment la fermeture pour bénéficier des aides. Toutefois, avec 30 000 dossiers attendus, Bruno Le Maire anticipe d’ores et déjà des délais de traitement allongés, et prévient que l’indemnisation prendra « quelques semaines » au lieu de « quelques jours ». Le syndicat Indépendants.co, groupement de travailleurs indépendants, dénonce malgré tout un arrêt « prématuré et trop brutal » du dispositif.

Le soutien à l’activité partielle

À partir du 1er septembre, toutes les entreprises doivent se préparer à supporter un reste à charge de 40 % si elles décident d’y recourir.

Exception pour l’outre-mer

Les dispositifs restent en revanche en place à 100 % dans les départements d’outre-mer, encore durement frappés par la pandémie. Pour les bénéficiaires des aides sur mesure, qui s’appliqueront à partir du 1er octobre, l’Exécutif reprend la règle des coûts fixes, qui prend en charge 70 % à 90 % des pertes d’exploitation des entreprises en se basant sur leur taille.

 Des réserves concernant le pass sanitaire

Concernant l’obligation de présenter le pass sanitaire dans les établissements recevant du public début août, Bercy affirme que l’impact sur l’activité économique est limité. Il s’appuie, pour cette affirmation, sur le montant des dépenses hebdomadaires réglées par carte bleue. Il pointe cependant quelques exceptions, principalement les grands centres commerciaux.

Un point de vue confirmé par Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux, qui déplore une baisse de fréquentation de 30 % à 40 % pour ceux qui y sont soumis. Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, prévient d’ailleurs que le pass sanitaire doit être transitoire.

 Le portage salarial ou l’indépendance sans risque

Les travailleurs indépendants ont été sévèrement affectés par la crise, à cause de la faiblesse de leur protection sociale et de l’absence d’aides publiques dédiées. Or, des milliers de salariés ont rejoint leurs rangs, suite à la perte de leur emploi, ou pour devenir autonomes. Pour exercer une activité en freelance, beaucoup choisissent le portage salarial. Ce mode d’emploi en plein essor combine la liberté de l’auto-entrepreneuriat et la sécurité du salariat avec une couverture sociale complète. Pour tester son projet sans prendre trop de risque, se tourner vers une société de portage salarial à Bordeaux, Nantes ou dans une autre ville de France est une solution aux multiples avantages.