Broadcom s’offre une nouvelle filiale à 61 milliards de dollars

Voilà une acquisition qui risque de faire couler beaucoup d’encre. Le rachat de VMware par Broadcom est tout sauf anodin, tout d’abord à cause du montant de la transaction, ensuite par le fait que la synergie entre les activités des deux entreprises n’est pas garantie. En déboursant 61 milliards de dollars (56,9 milliards d’euros), Broadcom est, selon l’avis de nombreux spécialistes, en train de prendre d’énormes risques.

La valeur de VMware décuplée

Si les observateurs s’interrogent grandement sur l’opération à venir — il faudra encore attendre l’aval des régulateurs de la concurrence —, c’est à cause du montant que le concepteur de semi-conducteur est prêt à mettre sur la table. Le coût est jugé excessif par rapport à la valeur réelle de VMware.

Pour rappel, lorsque l’actuel propriétaire de l’éditeur de logiciels, à savoir Michael Dell (actionnaire majoritaire à 40 % de VMware), avait acquis ce dernier en 2015, il a déboursé en tout 65 milliards de dollars, mais l’opération de l’époque incluait également EMC ainsi que d’autres actifs plus ou moins importants.

Beaucoup s’interrogent donc sur la pertinence du rachat et sur la stratégie adoptée par Broadcom. Mais si la stratégie envisagée par l’entreprise se révèle payante, elle multipliera par trois son chiffre d’affaires dans les logiciels.

Broadcom a déjà tout prévu concernant cette opération. Deux choix sont proposés aux actuels actionnaires de VMware :

  • soit un rachat à 145,50 dollars l’action ;
  • soit un troc, à savoir échanger 0,252 action Broadcom contre une action VMware.

À noter que si la transaction se concrétise, il s’agira de la deuxième acquisition la plus onéreuse effectuée cette année à l’échelle mondiale.

Seul le rachat d’Activision Blizzard par Microsoft aura coûté plus cher (68,7 milliards de dollars).

Bon à savoir : il est possible de se lancer dans le monde du digital sans avoir à créer une entreprise

Les entreprises comme Broadcom ou VMware sont déjà bien installées dans le paysage de l’informatique et du digital mondial.

Pour le travailleur qui souhaite embrasser une carrière dans cet univers, il n’est pas forcément nécessaire d’intégrer de grandes compagnies, comme celles citées précédemment. Il lui est tout à fait possible de lancer une activité indépendante sans passer par la création d’une entreprise.

Pour ceux qui souhaitent travailler dans le digital, mais qui veulent garder leur indépendance tout en bénéficiant d’un cadre sécurisé, ils pourront recourir au portage salarial informatique.

Outre le fait de leur garantir un revenu stable et régulier indépendamment de l’état du marché ou du nombre de missions accomplies, le portage salarial leur permet d’être plus crédibles aux yeux des entreprises clientes et constitue un excellent moyen de développer leur réseau professionnel (clients, partenaires…).

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