La rémunération d’un CGP peut se faire de diverses manières, selon les heures travaillées ou les missions effectuées. Il convient toutefois de faire la distinction entre un conseiller indépendant et un professionnel non indépendant. Ce dernier collabore en général avec une entreprise proposant des produits financiers. Le fonctionnement .et le mode de rémunération sont différents pour chacun des deux statuts.

Un conseiller en gestion de patrimoine est un professionnel chargé d’accompagner son client pour ses différents placements. Il peut intervenir quelle que soit la nature des actifs que l’investisseur a en sa possession. Il l’aide également pour la gestion de fortune, d’un patrimoine immobilier ou financier.

Particuliers et professionnels peuvent recourir à son service. Pour certains, des interrogations peuvent toutefois naître. Pourquoi choisir un CGP ? Quel est le tarif CGP en France ?

La rémunération d’un conseiller en gestion de patrimoine peut prendre la forme d’un honoraire ou d’une commission. Dans un cas comme dans l’autre, plusieurs paramètres sont pris en compte pour la définir.

Quel est le tarif pour un CGP ?

Un conseiller en gestion de patrimoine peut collaborer avec un cabinet de conseil ou un organisme financier. Il a aussi la possibilité de choisir de travailler de façon indépendante. Le mode de rémunération diffère selon le statut du professionnel engagé.

La rémunération d’un conseiller patrimonial indépendant

Il existe trois modalités de paiement possibles pour un CGMI ou conseiller en gestion de patrimoine indépendant :

  • Les honoraires à l’encours ;
  • Les honoraires à l’heure ;
  • Les honoraires au forfait.

Pour le premier cas, la rémunération s’effectue sur la base d’un pourcentage appliqué sur l’encours pour l’ensemble des placements du client. En général, il varie entre 1 et 3 %. Le CGP est payé pour l’accompagnement offert pendant la durée de vie des investissements. Et ce, même s’ils stagnent ou lorsque le client enregistre une moins-value.

Le second mode de rémunération consiste à facturer le client pour chaque heure passée à traiter son dossier. La moyenne est de 150 euros par heure pour les services pouvant être automatisés. Ce montant peut atteindre 500 euros pour les dossiers nécessitant de solides compétences humaines.

Pour la dernière modalité, le professionnel définira un forfait selon le service demandé par le client. Un tarif bien précis sera associé à chaque pack de services.

Le service peut être :

  • Régulier, impliquant un paiement mensuel ou annuel par exemple ;
  • Ponctuel, entraînant une facturation pour chaque mission effectuée proposée en forfait.

La rémunération d’un CGP non indépendant

Un CGP non indépendant peut être rémunéré sur la base d’un honoraire ou d’une commission. Cependant, il n’a pas la possibilité de facturer directement le client. Le paiement sera effectué auprès de l’organisme qui l’emploie, et qui a le statut d’intermédiaire avec l’investisseur. La rémunération se fera par le biais d’une rétro-commission. Il s’agit d’un pourcentage défini appliqué sur le bénéfice des investissements effectués.

Le paiement par le client se fait en une seule fois dans certains cas, pendant le lancement de l’investissement. Il arrive également qu’il s’effectue de manière régulière, pour toute la durée de vie du contrat ou des placements financiers. Le montant peut même augmenter avec le temps.

Par ailleurs, le cabinet peut imposer des honoraires d’étude patrimoniale. Ou proposer un forfait d’accompagnement, qui s’ajoute aux frais pour les services de base rendus. Cela dit, la facturation est encadrée par la loi. Les établissements financiers sont soumis à une obligation de transparence. Ils sont ainsi tenus d’expliquer clairement les modalités de rémunération avant la signature du contrat.

La directive MIF, adoptée le 3 janvier 2008, régit la rétrocession de commissions pour les CGP. Ces derniers sont ainsi départagés en deux classifications :

  • Les CGP indépendants ;
  • Les CGP non indépendants.

Cette directive interdit le versement des rétro-commissions aux premiers. Elle concerne tous les professionnels considérés comme des conseillers en investissement financier.

Les missions d’un CGP

Le CGP est un professionnel polyvalent maîtrisant divers domaines comme la finance, l’économie, la fiscalité ou le droit juridique. Son service s’avère utile dans plusieurs situations.

Pour les investissements immobiliers, un conseiller patrimonial peut aider son client à prendre la bonne décision pour ses futurs investissements. Et ce, en tenant compte de sa situation et des enjeux sur le marché (le prix, l’emplacement et son attractivité, etc.).

Pour optimiser les charges fiscales, un CGP peut orienter son client vers des solutions qui permettent d’alléger les impôts. Cette optimisation fiscale se fait par exemple grâce aux dispositifs comme le dispositif Pinel ou la LMNP (Location meublée non professionnelle).

Concernant les placements financiers, l’assurance-vie est à ce jour le placement privilégié par les Français. Il existe pourtant des alternatives, d’autant que le rendement de ce type de placement tend à baisser. Les investisseurs ont le choix entre les fonds actions, les fonds structurés, les unités de compte, la SCPI et autres. Un CGP peut les guider afin de trouver un placement adéquat selon les objectifs visés et leur situation financière.

Pour gérer la transmission du patrimoine, le propriétaire peut organiser la succession et effectuer des donations de son vivant. Il peut dans ce cadre faire appel à un conseiller patrimonial qui possède les compétences juridiques nécessaires. L’objectif étant de protéger les héritiers.

Il est possible d’exercer cette profession en portage salarial immobilier. En effet, le CGP peut avoir recours à ce statut pour pérenniser son activité et exercer en tant qu’indépendant tout en ayant une protection sociale solide.

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