Le métier de formateur peut intéresser toutes les personnes qui ont acquis plusieurs années d’expérience dans leur domaine d’activité. Elles peuvent avoir envie de partager leurs connaissances aux professionnels qui exercent le même métier. Des formations sont proposées en France pour ceux qui souhaitent devenir coach ou consultant. Elles sont vivement recommandées.

Un formateur a pour mission de transmettre le savoir à ses apprenants. Ses cibles sont en général des personnes adultes, salariés ou en recherche d’emploi. Le profil des apprenants fait que la méthode diffère de celle utilisée par un professeur qui enseigne à des étudiants et jeunes diplômés. Il existe ainsi certaines qualités et compétences attendues de sa part. Il doit parfois se former lui-même pour pouvoir les développer. Les établissements ayant des programmes dédiés aux personnes qui souhaitent devenir formateur sont nombreux en France. Le cursus peut être sanctionné par un diplôme ou un certificat. L’article propose de découvrir le parcours en détail.

Présentation du métier de formateur

Un formateur intervient en général afin d’aider ses apprenants à améliorer leurs compétences et aptitudes professionnelles. Il a ainsi pour mission de leur transmettre un ensemble de connaissances. Elles peuvent être de nature théorique, pratique ou professionnelle.

Son service est sollicité autant par les personnes actives que par les demandeurs d’emploi ou les professionnels en reconversion. Son rôle est de les aider à trouver un travail ou évoluer dans leur métier. Le savoir transmis peut concerner des domaines qu’ils ne maîtrisent pas ou connaissent peu.

Le formateur peut proposer son expertise à une entreprise, un centre de formation, une association ou une école privée. La formation se fait en général sur une durée limitée, en présentiel ou à distance. Il lui appartient de concevoir les supports pédagogiques en tenant compte des objectifs du programme et des besoins des cibles. Le formateur doit également trouver une méthode qui facilite l’apprentissage. Au terme du cursus, il doit évaluer les acquis des apprenants.

Quelles procédures suivre pour devenir formateur ?

Bien que la loi n’exige pas un diplôme ou un titre spécifique, il est recommandé de suivre une formation de formateur. Il faut idéalement s’orienter vers un programme certifiant qui permet d’attester ses qualifications. Celles-ci font naître la confiance chez les apprenants et les organismes recruteurs. D’ailleurs, un décret adopté en 2015 demande à l’État, à Pôle emploi, à l’OPCO et aux régions de vérifier la qualité des programmes financés. Dans ce cadre, les établissements de formation doivent aussi s’assurer de la qualification des formateurs. Il est ainsi important qu’ils suivent une formation continue.

Ils ont le choix entre un cursus court ou long. Le premier dure quelques heures ou parfois plusieurs jours. Un parcours long se fait en revanche en 3 à 5 ans et donne accès à une licence professionnalisante ou un Master spécialisé. Certains organismes proposent également des certificats de qualification professionnelle (CQP).

Quelles qu’en soient la nature et la durée, la formation permet d’améliorer les connaissances théoriques et les compétences pédagogiques. Elle peut être éligible au Compte Personnel de Formation (CPF).

Quelles sont les qualités et compétences attendues chez un formateur ?

Certes, les années d’expérience dans le domaine enseigné sont indispensables pour devenir formateur. Cependant, elles ne sont pas suffisantes. Un coach ou consultant doit être capable de transmettre les connaissances qu’il possède aux apprenants. Ainsi, il existe des compétences et qualités qu’il doit lui-même avoir.

Etre un pédagogue

Il doit être en mesure d’expliquer les notions avancées à ses apprenants de façon à ce qu’elles soient comprises par ces derniers. Il est important qu’il puisse s’adapter au niveau de chacun et comprendre leurs attentes.

Faire preuve de bienveillance

L’empathie et la patience sont des qualités essentielles pour un formateur. Il doit être à l’écoute de ses apprenants, pouvoir les comprendre et les aider à passer outre leurs difficultés. Un bon sens relationnel est requis pour gérer efficacement les interactions avec des profils différents.

Savoir s’organiser

La rigueur est de mise dans ce métier pour mener à bien les différents programmes proposés d’un établissement à un autre. Le formateur doit d’ailleurs prendre le temps d’élaborer le contenu de ses cours.

Il se doit également de maîtriser la prise de parole en public et les outils technologiques utiles à la réalisation de son travail.

Quel est le salaire et les évolutions de carrière d’un formateur ?

Une étude réalisée par Unasa en 2019 révèle qu’un professionnel proposant une formation continue gagne entre 715 et 5 815 euros. Il s’agit du salaire brut mensuel, le montant versé avant le prélèvement des cotisations sociales. Le salaire moyen d’un formateur s’établirait ainsi à 3 265 euros en France. Le montant serait équivalent à 60 % du revenu perçu par ceux qui exercent une profession libérale.

Les possibilités d’évolution sont nombreuses. Un formateur peut se spécialiser dans un domaine précis et devenir un expert. Il a aussi la possibilité d’occuper des postes de responsable. Il peut travailler comme responsable de formation pour appuyer le service des ressources humaines ou comme responsable pédagogique. L’activité peut par ailleurs être développée en ligne.

Cela dit, un formateur doit être créatif et savoir réinventer ses méthodes d’apprentissage Ceci est indispensable afin de s’adapter aux évolutions du métier et retenir l’attention des apprenants. À cet égard, il doit lui-même rester ouvert au monde qui l’entoure et se former continuellement en vue d’améliorer ses prestations.

Quel statut juridique choisir pour devenir formateur ?

Un consultant formateur a le choix entre :

  • Travailler dans un centre de formation et devenir salarié ;
  • Mener ses missions avec un contrat de vacataire. Dans ce cas, le temps dédié à la formation est limité à 30 jours civils par an pour chaque organisme. En cas de dépassement, la déclaration d’activité devient obligatoire et le professionnel doit payer des charges ;
  • Exercer en tant qu’indépendant et créer une entreprise individuelle ou une société ;
  • S’inscrire en portage salarial.

Le portage salarial permet de se libérer des tâches administratives, comptables et juridiques. Elles seront prises en charge par l’entreprise de portage. De même, le professionnel n’a pas besoin de s’immatriculer. La déclaration sera effectuée par la société porteuse qui obtiendra ensuite le numéro d’agrément.

Il est aussi possible de créer une coopérative en France. Cela permet de mutualiser certaines démarches telles que la certification Qualiopi. Le contrat et la facture seront cependant établis au nom de la coopérative. Les charges seront également plus importantes.

 

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