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Rapport au travail : la fin des clichés sur la génération Y

Un tiers de la population active sera issue de la Génération Y en 2020. Suivant celle des baby-boomers et de la génération X (personnes nées entre 1959 et 1980), elle regroupe les personnes nées entre 1980 et 1995 (ou 1979 et 1994 selon les sources) : les millenials.

Une étude originale portant sur un échantillon de 19 000 personnes nées entre 1980 et 1995 a été menée pour connaître les aspirations professionnelles de cette génération. (En savoir plus) L’échantillon se veut aussi représentatif que possible de cette génération puisqu’il regroupe des personnes originaires de 25 pays différents, issues de tous les milieux sociaux et secteurs professionnels, diplômées ou non et ayant des revenus différents.

Ce sondage, aux antipodes des préjugés construits autour de la génération Y, déconstruit de nombreux clichés ! Ce que confirme une étude menée par l’Université de Sidney en juin 2016, qui révèle que cette jeunesse se défend d’être paresseuse et trop sûre d’elle et se revendique plus complémentaire que concurrente aux générations antérieures.

Des millenials confiants et travailleurs

Contrairement aux idées reçues, les deux tiers de la génération Y sont optimistes en ce qui concerne leur avenir professionnel (en France, les optimistes représentent entre 50% et 59% de cette génération). Ils sont même 62% à penser pouvoir retrouver un emploi de rémunération équivalente dans les trois mois suivant la perte du leur.

73% d’entre eux projettent de travailler plus de 40 heures par semaine (En Inde, 52 heures hebdomadaires de travail sont mêmes envisagées).

Ils prévoient d’occuper des emplois différents au sein de leur carrière, et surtout de marquer des pauses ! 62% des femmes pensent interrompre momentanément leur carrière lors de la naissance de leurs enfants (contre 32% des hommes) et 39% d’entre elles envisagent de marquer une pause pour prendre des vacances (contre 42% des hommes).

Toutefois, l’étude révèle de grandes disparités entre les pays sur le point de savoir si ces jeunes sont prêts à travailler jusqu’à la fin de leurs jours. Plus de la moitié de cette génération pense être retraitée entre 60 et 69 ans.

Des priorités qui évoluent

Ils aspirent à un plein emploi, un renouveau régulier de leurs missions, des défis à relever, être motivés, obtenir des récompenses et recevoir de la reconnaissance. Ils sont enfin conscients de l’importance d’un apprentissage continu tout au long d’une carrière. Ils sont 92% à faire de leur priorité l’argent, 87% privilégient la sécurité et 86% accordent une place important aux congés.

Ils diversifient la notion de « sécurité de l’emploi » qui représente une sécurité sur le long terme pour 27% d’entre eux, une adéquation de leurs compétences professionnelles avec les besoins du marché pour 27% d’entre eux et le maintien d’un standard de vie équivalent sur la durée pour 24% d’entre eux. Enfin, si les trois quarts travaillent à temps plein, la moitié reste ouverte à une forme de travail moins traditionnel.