Portage salarial et auto-entreprise : faut-il choisir ? - ITG
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Portage salarial et auto-entreprise : faut-il choisir ?

De plus en plus d’individus font le choix de se mettre à leur compte. Se pose alors la question du statut et d’aucuns hésitent entre auto-entreprise et portage salarial, deux solutions différentes avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Mieux connaître leurs particularités respectives permettrait d’envisager le cumul des deux pour profiter surtout de leurs points positifs !

Portage salarial ou auto-entrepreneur : deux solutions distinctes

L’auto-entreprise et le portage salarial s’adressent aux freelances désirant travailler en tant qu’indépendant de manière simplifiée. Néanmoins, ces deux statuts présentent des différences notables quant aux cotisations, au régime de protection sociale et à la gestion de l’activité.    

Quelles différences pour les cotisations sociales ?

En termes de cotisations sociales, l’auto-entreprise se distingue par le régime micro-social : le montant des cotisations est fonction du chiffre d’affaires et l’auto-entrepeneur ne cotise pas si son chiffre d’affaires est nul. Dans le cas de prestations de service, l’auto-entrepreneur doit cotiser à hauteur de 22 % de son chiffre d’affaires. Si le taux est avantageux, l’auto-entrepreneur n’a pas la possibilité de déduire ses frais professionnels et l’optimisation de sa rémunération reste donc limitée.

Par ailleurs, dès lors que le Chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur dépasse le seuil des 70 000 euros, il perd le bénéfice du régime micro-social de l’auto-entreprise et passe au régime réel qui est nettement moins avantageux et plus complexe à appréhender.

A contrario, le portage salarial ne soumet pas le travailleur indépendant à une limite de chiffre d’affaires. Il peut donc exercer sereinement son activité sans se soucier du plafonnement. Par ailleurs, le portage salarial permet de déduire les frais professionnels, de sorte que le salarié porté cotise et est imposé exclusivement sur le salaire net.

Quelles différences pour la protection sociale ?

Corollaire de cotisations sociales peu élevées, l’auto-entreprise propose une protection sociale relativement sommaire qu’il faudra le plus souvent compléter au moyen de contrats Madelin (ajoutant des frais supplémentaires non déductibles). En effet, contrairement aux freelances en portage salarial qui sont sous le régime salarié, l’auto-entrepreneur ne cotise pas pour le chômage et il ne pourra pas bénéficier des ARE (allocations de retour à l’emploi) en cas de baisse ou de perte de son activité.

Quelles différences pour la fiscalité ?

L’auto-entreprise fonctionne en franchise de TVA. Ainsi, contrairement au portage salarial, il est impossible de récupérer la TVA sur ses frais professionnels. Par ailleurs, dépassé le seuil des 35 200 euros de chiffres d’affaires, l’auto-entrepreneur perd la franchise de TVA, l’obligeant ainsi à facturer la TVA à ses clients et donc à la reverser à l’Etat.

Quelles différences pour la comptabilité et l’administratif ?

L’auto-entreprise implique une gestion simplifiée de l’activité. Toutefois, il est nécessaire d’établir une comptabilité de caisse (entrées et sorties d’argent) et de déclarer mensuellement (ou trimestriellement selon l’option choisie) le chiffre d’affaires réalisé et de payer soi-même les cotisations sociales afférentes.

Avec le portage salarial, la situation est plus confortable. Outre l’assistance et les conseils dispensés par l’entreprise de portage, les déclarations et cotisations sont réalisées par cette dernière ce qui simplifie l’activité du freelance. Ainsi, le freelance peut se concentrer sur l’essentiel de son activité.

Cumuler portage salarial et auto-entrepreneuriat

Le statut d’auto-entrepreneur permet notamment aux salariés de développer des activités complémentaires. Or, le freelance en portage a le statut de salarié : il peut donc aisément cumuler auto-entreprise et portage salarial.

Ce cumul présente l’intérêt de bénéficier des avantages respectifs des deux statuts.

Par exemple, le travailleur indépendant peut dans un premier temps facturer ses clients avec son auto-entreprise et, une fois le seuil dépassé, facturer via la société de portage salarial.

Par ailleurs, en fonction des frais relatifs à chaque mission, le freelance peut privilégier, au choix, l’auto-entreprise en cas d’absence de frais ou le portage salarial pour déduire les charges afférentes (frais de bouche, frais liés à son activité, hébergement…).

Quel statut pour devenir indépendant ?

Auto-entreprise, entreprise individuelle, portage salarial ? Le choix va finalement dépendre de nombreux facteurs relatifs à l’activité exercée et à la situation personnelle du freelance.

Par exemple, lorsque le freelance cherche une forme de stabilité et que son activité génère des charges, le portage salarial s’impose comme une évidence. Pour les entrepreneurs plus débrouillards et désireux d’exercer une activité secondaire, l’auto-entreprise peut s’avérer être une bonne option. Bien entendu, d’autres facteurs et situations sont à prendre en considération.

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