L’externalisation internationale consiste pour une entreprise à confier certaines fonctions « secondaires » à un partenaire spécialisé basé dans un autre pays. Cette stratégie lui permet de se focaliser sur son activité principale, sans perdre en efficacité sur les tâches délocalisées. À condition d’être soigneusement préparé, l’outsourcing à l’étranger présente plusieurs avantages. 

Externaliser à l’international

L’externalisation est de plus en plus courante pour les entreprises. En confiant des fonctions secondaires, mais indispensables à leur fonctionnement, à une société externe, elles peuvent se concentrer sur leur activité première. Elles bénéficient ainsi de prestations de qualité assurées par des spécialistes dans ce domaine de compétences. Cette option présente en plus les avantages de l’économie et de la souplesse pour les clients puisqu’ils n’immobilisent pas des ressources fixes sur ces tâches moins génératrices de revenus et pourtant chronophages.

À l’inverse de la sous-traitance, l’entreprise qui recourt à l’externalisation pilote et suit de près le déroulement des missions, même si elles sont considérées comme « non stratégiques ». Parmi les métiers les plus fréquemment externalisées figurent le « support » :

  • les RH, notamment le recrutement et la gestion de la paie ;
  • le secrétariat et l’assistance virtuelle ;
  • le service clientèle ;
  • la comptabilité, la facturation, le recouvrement ;
  • la gestion du système d’information ;
  • le marketing et la communication.

L’externalisation peut être internationale, ce qui signifie que les prestations sont réalisées dans un pays différent de celui où est implantée l’entreprise. On parle alors d’outsourcing offshore, par opposition à l’outsourcing onshore, qui consiste à faire appel à une société basée dans le même pays.

Pourquoi recourir à l’externalisation internationale ?

Les entreprises qui se lancent dans l’externalisation ont des motivations diverses, mais quelques objectifs sont récurrents :

1

Le recentrage sur les fonctions à forte valeur ajoutée

Les ressources internes sont affectées intégralement au cœur de métier et à sa croissance. Le client n’a pas à se préoccuper des questions administratives, ce qui lui fait gagner un temps considérable.

2

La maîtrise des coûts

Les charges fixes, notamment les charges salariales, deviennent des charges variables plus simples à contrôler. Par ailleurs, en délocalisant des fonctions très gourmandes en main-d’œuvre et/ou nécessitant des dépenses de fonctionnement élevées, l’entreprise réalise des économies significatives et durables. Enfin, dans de nombreux pays, la main-d’œuvre est moins chère pour des tâches peu techniques.

3

L’accès à une expertise indisponible en interne

L’entreprise peut compter sur des spécialistes qui connaissent les spécificités du métier. Et dans le cas d’un déploiement international, leur maîtrise de la réglementation locale leur permet de résoudre plus facilement des problématiques complexes, et de prodiguer des conseils avisés au client.

4

Un gain de flexibilité

Faire appel à un prestataire permet de répondre rapidement à un besoin ponctuel, et de s’adapter à toute évolution de l’activité de l’entreprise sans contraintes majeures (nature des missions, volume de travail externalisé…). Le prestataire ajuste les moyens mobilisés en fonction des changements.

5

Un interlocuteur dédié

Un coordinateur unique centralise les requêtes de son client et lui fournit les informations dont il a besoin. Il peut également produire un rapport des travaux accomplis par des agents répartis sur plusieurs sites, dans un même pays ou dans des territoires plus éloignés les uns des autres.

Pour tirer pleinement profit des avantages d’une externalisation internationale, l’entreprise doit définir clairement ses attentes, sélectionner rigoureusement son prestataire, formaliser les modalités et les tarifs, et assurer un contrôle strict des opérations.

La collaboration avec un salarié détaché

En alternative à l’externalisation internationale, une entreprise peut envoyer un de ses salariés à l’étranger à titre temporaire dans le cadre d’une mission bien précise. Cette solution est par exemple pertinente si la société décroche un projet dans un autre pays et décide d’en confier l’exécution à un de ses employés en l’envoyant sur place.

Le salarié détaché n’est ni expatrié ni mis à disposition d’une filiale étrangère. À l’issue de son détachement international, le salarié reprend son poste habituel dans son pays d’origine. En tout temps, les dispositions de son contrat de travail initial signé continuent à s’appliquer : maintien du lien de subordination, rémunération identique (hors prestations liées au détachement) versée par son employeur habituel, couverture sociale. Son entreprise (et non l’hôte) est par ailleurs responsable de toutes les formalités imposées par le détachement de son collaborateur, comme l’immigration, la protection sociale, etc.