Décider de devenir indépendant est un choix de vie, un tournant que chaque développeur freelance a réalisé afin de combler ses aspirations. Le rythme et la prise de décision dépendent cependant de la situation présente et de chacun. Vais-je trouver des clients ? En suis-je capable ? Ne vais-je pas perdre en revenu? Ou tout simplement, puis-je y aller, est-ce le bon moment ? Toutes ces questions trouvent des réponses différentes que l’on soit jeune diplômé, installé en entreprise ou en fin de carrière.

Bien sûr, tout ceci ne s’applique pas à tous et il n’y a pas de liste exhaustive de bons ou mauvais moments. Ce sont juste des axes de réflexion à prendre en considération avant de devenir développeur freelance pour de bon.

Quitter le salariat pour devenir indépendant

De plus en plus de développeurs font le choix du freelancing après avoir été lassés des nombreux inconvénients du salariat, que ce soit au sein d’une entreprise de technologie, d’une entreprise classique ou d’une SSII.

  • nature et choix de projets
  • tâches contraintes ou sur des langages que l’on ne souhaite pas pratiquer
  • multiplicité des contributeurs et organisation pas toujours très claire selon la structure
  • inerties de mise en production
  • distance travail-domicile
  • perspective d’évolution salariale
  • hiérarchie
  • et bien d’autres…

D’autres le font plutôt sous l’impulsion d’une volonté entrepreneuriale, avec une idée précise de leurs compétences et de l’offre “singulière” qu’ils pourront offrir à leurs futurs clients, d’une opportunité avec déjà plusieurs clients prêts à suivre ou d’un simple désir d’accomplissement personnel.

Qu’il s’agisse de fuir quelque chose ou de trouver mieux, quitter le salariat pour s’engager dans l’indépendance est bien souvent salvateur moralement. En tant que propre patron, vous aurez tout le loisir de déterminer vos conditions de travail, votre portefeuille client, vos tarifs, et même de retrouver un certain enthousiasme à accomplir certaines tâches auparavant désagréables.

Avoir la détermination de quitter son emploi pour devenir développeur freelance et avoir la conviction d’être capable d’y parvenir sont essentiels, mais ne font pas tout. L’emploi salarié et particulièrement pour les développeurs, très recherchés des recruteurs, apporte un certain confort et une certaine sécurité.

Devenir indépendant c’est donc savoir quel statut choisir, comment mieux se protéger en cas de baisse d’activité (statut portage), et comment se faire aider en cas de difficulté. C’est aussi anticiper l’impact sur sa vie personnelle et notamment sur le plan financier. Sans un portefeuille client déjà constitué, il est difficile d’accéder immédiatement à l’indépendance financière et ainsi d’assumer le coût de la vie.

Devenir freelance dès la fin de ses études

Être jeune diplômé et devenir freelance a de nombreux avantages :

  • Conduire la vie que l’on souhaite sans entrer dans le schéma traditionnel du salariat
  • Être à la pointe de la connaissance théorique et des dernières compétences en matière de langages et/ou de méthode de travail
  • Être plus compétitif que les freelances expérimentés avec moins de charges à supporter (pas d’enfant, de crédit immobilier) et proposer des tarifs moins chers,

Mais également de nombreux inconvénients :

  • Manquer d’expérience et surtout des références nécessaires à l’obtention de certaines missions auprès de clients potentiels très sensibles à ces aspects
  • Ne pas se donner l’occasion de découvrir le monde professionnel pendant ses premières années de carrière, celles-ci procurant de l’expérience, un réseau, une reconnaissance de la capacité à travailler en équipe plus large et donc à collaborer et à communiquer avec des collaborateurs parfois contradicteurs et exigeants. Être indépendant en mission de développement implique également souvent d’échanger avec différents designers et équipes marketing du client.
  • Avoir un vue incomplète de ce qu’est un modèle économique sain du freelance et une méconnaissance des différents statuts permettant l’indépendance.

Avoir les compétences et la motivation de devenir indépendant ne font donc pas tout. Avoir accompli durant ses études certains projets d’importance et probants, mais aussi pourquoi pas avoir déjà commencé son activité de freelance en ayant assuré quelques prestations en auto-entrepreneur pour ne pas partir de rien serait un vrai plus.

Que l’on soit étudiant, jeune diplômé ou non, savoir répondre aux questions :

  • Suis-je capable de décrire ce que vais-je vendre ?
  • Comment vais-je trouver mes clients ? Ai-je un réseau ? Où vais-je publier mon offre ?
  • Comment déclarer cela ? Sous quel statut juridique ?
  • Ai-je une visibilité financière sur plusieurs mois pour me lancer ? Pourrai-je assumer un loyer ?

est l’enjeu majeur avant de se lancer en freelance.

Freelance en fin de carrière ? Bonne idée !

La retraite ne signifie pas forcément la fin de carrière. Il est désormais possible de continuer une activité au-delà pour obtenir un complément de revenu ou un revenu complet pour ceux et celles souhaitant se lancer avant.

Un développeur en fin de carrière a de nombreux atouts à faire valoir et très recherché des clients :

  • une expérience professionnelle fournie et riche d’un réseau après avoir travaillé avec un multitude de professionnels de toutes spécialités,
  • une polyvalence hors du commun après avoir vécu de l’intérieur l’essor de ce métier et le développement tout azimut des langages informatiques et outil au cours de ces 30 dernières années,
  • la connaissance d’un langage désuet ou d’un ensemble de compétences spécifiques, sur lesquels se reposent encore de nombreuses entreprises, se monnaient aujourd’hui au prix fort, car rares sont les “jeunes” et plus largement les moins expérimentés à pouvoir y prétendre.

En cas de simple recherche de complément de revenu de confort ou simplement pour rester actif plus longtemps vous aurez le temps de gérer vos propres tâches administratives si vous décidez de ne pas les déléguer.

Que l’on soit jeune diplômé, proche de la retraite, ou en poste, basculer dans le monde des développeurs freelances soulève beaucoup d’interrogations. Qu’en est-il de mes cotisations retraites, chômage et assurance maladie ? Quel revenu final puis-je en attendre ? Comment se déclarer ? Dois-je créer une société ? Dois-je vraiment gérer moi-même toutes les tâches administratives ? Toutes ces questions auront des réponses différentes selon le statut que vous choisirez.

De plus en plus de développeurs freelances se tournent vers le portage salarial, pour le statut de salarié classique qu’il offre et sa couverture, ainsi que la délégation administrative quasi-totale.

Être accampagné

Portage salarial et développeur freelance

Le développeur indépendant en portage salarial bénéficie d’une totale liberté d’organisation, d’un accompagnement personnalisé, mais aussi de la protection sociale complète. Tous ces avantages sont offerts par l’entreprise porteuse qui encadre votre activité professionnelle indépendante.

Découvrir les avantages des développeurs freelance portés