Une indemnité inflation de 100 euros sera versée à partir de fin décembre

Le Premier ministre Jean Castex a récemment annoncé la mise en place d’une « indemnité inflation »  de 100 euros versée à tous les Français qui gagnent moins de 2 000 euros nets par mois. Cette indemnité défiscalisée apporte un coup de pouce précieux aux ménages dans un contexte de hausse des prix des carburants, et globalement de l’énergie.

Une prime de 100 euros accordée sur la base des revenus du mois d’octobre

Face au retour de l’inflation ces derniers mois, qui touche notamment les prix des carburants, le gouvernement a décidé d’accorder une « indemnité inflation » aux Français dont le salaire pour le mois d’octobre est inférieur à 2 000 euros nets imposables, c’est-à-dire avant prélèvement de l’impôt à la source. Les salaires des autres mois, même s’ils sont supérieurs, ne sont pas pris en considération. De même, les critères du temps de travail, de la possession d’un véhicule, d’enfants à charge, et les sommes non imposables comme un solde de tout compte perçu en octobre n’influent pas.

La somme de 100 euros sera versée en une seule fois par l’employeur. Ce dernier récupère ensuite son dû en le déduisant de ses cotisations sociales. L’Urssaf prendra en charge la prime des travailleurs indépendants, tandis que Pôle emploi distribuera celle des demandeurs d’emploi.

Certaines entreprises ont profité de la mesure pour faire un geste, en abondant l’indemnité.

C’est par exemple le cas de Carrefour, dont le PDG a promis de multiplier le montant de l’aide par deux. Les majorations ne seront soumises ni aux prélèvements sociaux ni à l’impôt sur le revenu, sous réserve que l’entreprise n’ait pas utilisé à 100 % le dispositif prolongé cette année de prime Macron.

Un paiement étalé dans le temps en fonction des catégories de bénéficiaires

S’agissant des salariés qui ont plusieurs employeurs particuliers (par exemple les assistantes maternelles), les règles seront communiquées ultérieurement, mais un seul paiera l’indemnité. En cas de perception multiple de l’aide, le bénéficiaire risque des ennuis avec l’administration fiscale.

En plus des salariés du privé et du public (même en arrêt maladie), le dispositif concerne les apprentis, les étudiants boursiers ou qui remplissent leur propre déclaration, les demandeurs d’emploi (avec ou sans allocation chômage), les retraités, les bénéficiaires du RSA ou de l’allocation adulte handicapé et les indépendants.

Pour ces derniers, le portage salarial se présente comme une alternative avantageuse au statut d’autoentrepreneur, car il donne droit à la même couverture sociale que les salariés « classiques » tout en conservant une grande autonomie.

Le paiement sera progressif selon les catégories de bénéficiaires. Les salariés seront les premiers servis, en fin décembre, suivis par les agents de la fonction publique en fin janvier, et « plus tard », selon les propos du Premier ministre, pour les autres catégories.

L’indemnité est octroyée de façon individuelle. Concrètement, même si un autre membre du foyer touche plus de 2000 € nets mensuels, celui dont les revenus sont inférieurs à ce seuil est éligible à l’aide. Au sein d’un couple, il est possible que les deux conjoints reçoivent 100 euros chacun.